
L’eau était trouble mais Audrey y voyait clair. Son cœur avait failli être englouti, comme la deuxième cataracte du Nil, mais elle avait su relever le front à temps. Maintenant tout s’ouvrait, elle était autonome intérieurement, le monde des possibles venait de s’élargir à un niveau rare d’intensité. Audrey savait bien que la Vie était une suite de surprises pour ceux qui décidaient d’accueillir le présent. Pour l’instant, son présent à elle, c’était l’excitation d’écrire un texte autour d’un mot qu’elle aimait, portée par ses souvenirs du Caire.