
Ça y est, Audrey était amoureuse. Amoureuse d’une chanson, d’un musicien. C’était vrai de vrai. A l’exception de sa mère (depuis le paradis), personne ne comprendrait l’intensité de tout cela, elle le savait bien. Audrey venait de découvrir « par hasard » le titre « One World » de John Martyn et n’arrivait plus à atterrir. Quelque part cela l’arrangeait bien car les nouvelles du monde n’étaient pas bonnes et quelques contraintes administratives lui tombaient dessus au travail. Audrey se demandait s’il valait mieux vivre une vie de virtuosité et d’excès comme John Martyn ou être plus sage pour durer plus longtemps sur cette terre. Vaste question. Les deux options lui plaisaient beaucoup.